Sortir de l’autosabotage : quand le cerveau sabote le changement
Vous retombez dans vos anciennes habitudes ou vos schémas répétitifs ?
Sachez que ce n’est PAS par manque de volonté ou de motivation.
Ce n’est PAS par fainéantise.
Ce n’est PAS un défaut de caractère.
C’est parce que votre système nerveux,
programmé pour la survie,
préfère un ENFER CONNU plutôt qu’un PARADIS INCONNU.
Et tant que votre identité profonde n’évolue pas, rien ne peut changer durablement.
🌟 Prenez des notes : ces quelques lignes peuvent transformer votre façon de comprendre vos blocages.
La volonté : il en faut mais ça ne suffit pas
Il est important toutefois de préciser que tout changement commence par un élan volontaire.
Au départ, vous devez vouloir changer quelque chose en vous. Vous prenez la responsabilité de votre mieux-être.
Mais attention : ce point de départ doit être authentique, vous devez vraiment le vouloir.
Si, par exemple, vous souhaitez devenir plus ordonné, deux scénarios possibles :
• soit ce désir vient réellement de vous, et c’est un excellent commencement ;
• soit vous essayez de changer « pour faire plaisir » à quelqu’un d’autre, sans envie profonde… et là, nous ne sommes plus dans la même dynamique.
Dans ce second cas, la question à explorer n’est pas l’autosabotage, mais l’absence d’alignement avec votre propre motivation. Et là, c’est un sujet différent de celui que j’aborde dans cette page.
La volonté intrinsèque comme déclencheur → indispensable
La volonté comme seul moteur → insuffisante
Le cerveau ne cherche pas votre bonheur, il cherche votre continuité
Le cerveau est paramétré depuis des millénaires pour nous garder en vie, pas pour nous rendre épanouis dans un bonheur infini.
Il est programmé pour maintenir ce qui existe, même si c’est douloureux : c’est la logique de survie.
Il répète ce qui a fonctionné hier, même si cela faisait souffrir, parce que la prévisibilité est rassurante et l’inconnu fait peur.
C’est pour ça que des personnes restent :
· dans une relation toxique,
· dans un job qui les brûle (burn-out),
· dans des habitudes destructrices…
Pas par goût de la souffrance, mais parce que, inconsciemment, la douleur connue semble “moins risquée” que le bonheur inconnu.
C’est pourquoi parfois, nous tombons malgré nous, dans une forme de procrastination productive qui nous donne l’illusion d’avancer. On fait des choses, mais pas vraiment ce qu’il faut, restant toujours à la case départ.
Sortir de ce « mouvement immobile » seul est difficile.
La volonté est là, l’action est là, tous les bons ingrédients pour y arriver sont là… il manque juste la bonne recette et l’accompagnement d’un bon cuistot. Je rappelle que les grands managers et les sportifs de haut niveau se font accompagner par des coachs et thérapeutes pour ça.
Autrement dit : le cerveau et le système nerveux sont rassurés par la routine, même si elle est toxique, et font en sorte de vous saboter (croyant que c’est bon pour vous !).
Le système nerveux dit :
👉 « On a survécu à ça hier. Donc on devrait pouvoir survivre encore demain. Reste là. Ne change rien. »
C’est littéralement sa programmation… qui date d’environ 3 millions d’années.
Peut-être est-il temps de passer en mode 3.0 ?
En prendre conscience, c’est déjà un premier pas vers un changement lumineux.
Le système nerveux sabote le changement
Le stress répété “programme” le cerveau pour qu’il priorise ce qu’il connaît, même si c’est néfaste.
Ceci est un mécanisme neuronal, pas une faiblesse de volonté.
Les neurosciences ont observé que le stress chronique modifie certains circuits neuronaux, en particulier entre l’amygdale et le striatum dorsal, ce qui augmente les comportements rigides au détriment de l’adaptabilité et de la flexibilité. (lien étude)
Alors ne vous accablez pas : tout ne dépend pas juste de votre volonté.
Ce n’est pas de l’autosabotage conscient.
C’est un mécanisme de survie archaïque.
Votre système nerveux passe en mode alerte et sabote en voulant bien faire, en pensant vous sauver !
Il faut simplement apprendre à communiquer avec lui, le rassurer et lui montrer une nouvelle façon de fonctionner.
C’est pour cela que dans mes accompagnements, nous ne travaillons pas uniquement au niveau du mental. J’englobe toujours le système nerveux, le corps. C’est une part de nous à choyer pour avancer dans la bonne direction.
C’est une clé trop méconnue :
👉 Un système nerveux sécurisé = un comportement sain et durable
Un système nerveux équilibré = régulation des émotions + résilience + équilibre psychique
Plusieurs études montrent qu’un système nerveux équilibré est associé à
une meilleure gestion émotionnelle, une plus grande résilience et un fonctionnement psychique plus stable. (lien étude)
Et comme si cette programmation ancestrale ne suffisait pas, la biologie nous a aussi légué un autre mécanisme puissant (mais pas toujours aidant) : le biais du moindre effort.
Le biais du moindre effort : un héritage biologique universel
La vie entière (animaux, végétaux, humains) obéit à une règle commune :
👉 conserver l’énergie, éviter l’effort inutile, survivre.
Votre cerveau est conçu pour :
• automatiser,
• répéter,
• économiser,
• éviter l’inconfort.
Mais un changement, même positif, demande :
• de l’énergie,
• des efforts physiques, cognitifs et émotionnels.
Le système nerveux dit alors : « Pourquoi dépenser autant d’énergie pour quelque chose de NON garanti ? »
Ce n’est pas rationnel. C’est biologique.
Le cerveau et la vie préfèrent :
• le connu à l’inconnu,
• la zone de confort à la nouveauté,
• la sécurité au risque,
• le plaisir immédiat plutôt que l’effort.
À la base, on est programmé pour se protéger, pas pour s’épanouir. Mais une fois qu’on le sait, on peut agir dessus !
Reprendre les rênes de son destin passe par les paramètres mentionnés dans cet article. En ignorer un seul, c’est compromettre le changement. Voilà pourquoi de nombreuses thérapies échouent, les mauvaises habitudes reviennent, les projets n’aboutissent pas, la nouvelle vie ne commence jamais…
Pourtant, la Vie, sous toutes ses formes (animaux, végétaux, humains), possède une force essentielle :
👉 la capacité d’adaptation.
Donc la capacité à changer.
Oui, le vrai changement est possible.
Il faut juste l’installer à tous les niveaux de votre être pour que « votre futur vous » l’adopte définitivement.
En Hypnose, on communique directement avec l’inconscient car il détient toutes les manettes de ces programmes archaïques.
On peut alors :
→ réactiver nos capacités naturelles, les ressources oubliées,
→ clarifier ce qui compte vraiment pour nous,
→ et faire émerger l’identité véritable : celle qui n’a jamais été polluée par les conditionnements et les peurs.
« Libère ton esprit. » Morpheus, Matrix
L’identité et vos limites invisibles
Vos comportements ne viennent pas de votre volonté. Ils viennent de votre identité.
« Je suis trop grosse / trop vieille. »
« Je suis anxieuse. »
« Je n’ai pas de motivation. »
« Je tombe toujours sur des personnes égoïstes. »
« Je suis HPI / hypersensible / TDAH… »
« Je n’arrive pas à me faire des amis. » etc…
Parfois, j’accompagne des personnes qui ont construit une grande partie de leur existence autour d’une immense étiquette. Tous leurs défauts, toutes leurs qualités, leurs actions bonnes ou mauvaises sont justifiées par cette étiquette. S’en détacher s’apparente à un saut dans le vide puis à une reconstruction à partir du vrai soi.
Il arrive aussi que les parents « collent une étiquette » sur leur enfant, mais au fil du temps, ne conscientisent pas que cette étiquette n’est plus d’actualité, l’enfant n’a plus cette caractéristique (un problème de santé passager, un trait de personnalité…).
Pourtant, les proches continuent d’interagir avec lui comme si la version ancienne était toujours vraie. C’est aussi aux parents ou à l’entourage de reconstruire leur vision de l’autre pour être en adéquation avec la réalité et le libérer de la vieille étiquette, lui rendre la possibilité d’exister autrement.
❥ Ma mission de cœur : vous « Déshypnotiser » de ces récits internes, de vos croyances, étiquettes, masques, pour être pleinement vous et libre.
Je constate avec les personnes que je reçois que même les étiquettes a priori valorisantes peuvent devenir limitantes.
Par exemple :
• « Je suis très forte, je peux tout gérer et je suis aimée/reconnue pour ça. » Cette identité risque de pousser au burn-out.
• « Je suis quelqu’un sur qui on peut toujours compter. » Peut mener au sacrifice permanent, à l’oubli de soi, au manque de limites, à l’épuisement.
Aussi :
• « Je fais du sport pour calmer mon anxiété. » renforce le programme « Je suis anxieuse ». Le sport est une des meilleures thérapies contre l’anxiété et il est bénéfique pour tout le monde. Mais mieux vaut choisir de dire « Je fais du sport pour mon bien-être, pour honorer mon corps », pour x raisons autres que l’anxiété.
Je ne dis pas de nier certains états, je dis juste de prendre conscience de notre discours interne et de nos automatismes.
Ces étiquettes valorisantes ou non, peuvent devenir des cages :
→ Le cerveau veut rester cohérent avec ce qu’il croit que vous êtes.
→ C’est sa manière de maintenir la stabilité interne, même si cette stabilité vous fait souffrir.
→ Et donc vos ailes collées par ces étiquettes ne peuvent se déployer alors que vous pourriez vous envoler où bon vous semble.
👉 La volonté seule est impuissante face à une identité profondément ancrée.
Pourquoi se libérer d’une croyance ou d’une étiquette fait vaciller tout le système
Les étiquettes, les masques, les rôles, tout comme les croyances ne sont jamais isolés et ne surgissent pas du néant.
Ils sont liés à :
• des émotions,
• des souvenirs,
• l’entourage,
• la société,
• des comportements,
• des habitudes,
• un sentiment de soi,
• votre rapport aux autres et au monde.
Changer une croyance ou une étiquette, c’est :
• déstabiliser un programme interne, une structure qui semblait logique,
• faire tomber le premier domino, celui qui déclenche tous les ajustements,
• accepter de sauter dans l’inconnu,
• traverser une perte de repères.
Vient ensuite la libération : plus besoin de masque, plus de rôle à jouer.
Il reste l’essentiel (votre essence) : être soi.
Je ne dis pas que c’est facile, mais c’est possible.
Le changement profond ressemble à une “renaissance” : il vient sculpter une nouvelle identité dans laquelle peuvent exister les nouveaux comportements sains et alignés avec qui vous voulez être, qui vous êtes vraiment.
« Je ne peux pas retourner à hier, parce que j’étais une personne différente. » Alice
L’identité à faire rayonner
La reconstruction intérieure consiste à reprogrammer le récit intérieur
pour faire naître votre nouvelle identité, en vous reconnectant à votre moi authentique.
Travailler sur l’identité = le vrai levier du changement.
Changer signifie déconstruire, reconstruire, créer une nouvelle identité qui intègre le changement et la nouvelle version de soi.
Un exemple concret typique : une personne en surpoids qui a réussi à atteindre son poids santé, si elle n’a pas travaillé en parallèle sur son identité, risque de revenir à son poids initial. Idem avec les addictions, idem avec un deuil, idem avec tout !
Le vrai changement n’est pas atteindre un objectif.
C’est une transformation profonde à plusieurs niveaux, un alignement intérieur, un repositionnement de soi,
une nouvelle philosophie de vie, une nouvelle identité.
Rien ne change véritablement sans une identité nouvelle. Et cette identité est déjà en vous.
Elle s’ajuste au fur et à mesure que vous vous découvrez réellement.
« Je ne suis pas moi, vous le voyez bien. » Alice
« Qui suis-je au juste ? » Alice
Comment sortir réellement de l’autosabotage ?
→ En travaillant sur le système nerveux + l’identité.
Sans ces paramètres de transformation interne, tout effort reste bref et superficiel : vous retombez dans vos habitudes, même après des périodes de motivation intense.
Pour évoluer, il ne suffit pas de vouloir ou de s’imposer un effort conscient.
Vous devez :
→ Comprendre votre système nerveux.
→ Identifier vos croyances et schémas limitants.
→ Reprogrammer l’identité qui accueillera le changement durable et sain.
Un changement en douceur, respectueux du corps et du mental.
Pour que la nouveauté devienne un nouveau connu réellement confortable.
« Tu crois être quelque chose, mais tu peux devenir bien plus. » Morpheus
Le problème n’est pas vous
Le problème n’a jamais été vous.
C’est la programmation que vous avez reçue qui nécessite une mise à jour.
La métamorphose commence le jour où vous cessez de croire que vous êtes figée. Vous ne l’êtes pas.
Un programme, ça se réécrit.
Une identité, ça se transforme, ça évolue.
Un système nerveux, ça se régule et se réharmonise.
La transformation intérieure devient fluide lorsque l’on respecte ces mécanismes fondamentaux.
Et c’est à cet instant que votre voyage intérieur s’ouvre.
Sur ce chemin, vous vous rapprochez de votre nature véritable, de votre identité juste.
C’est une renaissance intérieure.

